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Solution

Comment ne plus payer la SACEM (légalement) en 2026

June 15, 20268 min de lecture

Arrêter de payer la SACEM sans rien changer à votre musique est illégal. La seule alternative conforme : diffuser un catalogue hors répertoire SACEM. On vous explique tout, barème 2026 à l'appui.

Chaque mois, des milliers de cafés, restaurants, bars et commerces cherchent comment ne plus payer la SACEM. La facture annuelle pèse, et la question est légitime. Mais avant de chercher une astuce, posons les bases : tant que vous diffusez des œuvres du répertoire de la SACEM, les droits d'auteur sont dus, et ne pas les déclarer vous expose à un contrôle et à un redressement. La bonne nouvelle, c'est qu'il existe une voie 100 % légale pour cesser de devoir ces droits d'auteur : changer la musique que vous diffusez.

Cet article fait le point, calmement et sans promesse irréaliste, sur ce qui est possible en 2026 : ce que vous pouvez réellement arrêter de payer, ce qui reste dû dans tous les cas, et la solution mise en place par LPP Distribution pour les établissements professionnels.

Peut-on légalement ne plus payer la SACEM ?

Oui, mais à une seule condition : ne plus diffuser d'œuvres protégées par la SACEM. La redevance SACEM rémunère les auteurs, compositeurs et éditeurs des morceaux que vous passez. Tant que ces morceaux appartiennent au répertoire SACEM, les droits d'auteur sont exigibles, que vous les déclariez ou non.

Il faut être très clair sur ce point : cesser de payer sans changer de musique n'est pas une option légale. Ne pas déclarer une diffusion de musique du répertoire est illégal, vous expose à un contrôle, à une régularisation rétroactive et à des pénalités. L'objectif n'est donc jamais d'« échapper » à la SACEM, mais de sortir, en toute transparence, de la situation qui rend ces droits dus.

À retenir avant tout

Ne pas déclarer une diffusion d'œuvres du répertoire SACEM est illégal et risqué. Par ailleurs, la SPRE reste due lorsqu'elle est applicable : la seule économie possible porte sur la part droits d'auteur SACEM, jamais sur la SPRE.

Quelle est la seule alternative légale ?

La seule façon conforme de ne plus devoir de droits d'auteur SACEM est de diffuser de la musique qui n'appartient pas au répertoire de la SACEM. Si aucune des œuvres diffusées n'est gérée par la SACEM, il n'y a pas de droits d'auteur SACEM à déclarer pour cette diffusion. Concrètement, trois options existent :

  • La musique du domaine public : les œuvres dont les droits d'auteur ont expiré. Attention toutefois, l'enregistrement (l'interprétation) peut, lui, rester protégé.
  • Les catalogues libres de droits avec attestation : une musique dont les droits ont été cédés en amont, accompagnée d'un document écrit qui le prouve.
  • Un catalogue hors répertoire SACEM avec certificat de conformité : la solution LPP Distribution, un catalogue multi-genres entièrement hors répertoire SACEM, renouvelé chaque mois et fourni avec une attestation de conformité à présenter en cas de contrôle.

Dans les trois cas, le principe est identique : si la musique diffusée est hors répertoire SACEM, la part droits d'auteur SACEM tombe. La différence se joue sur la qualité du catalogue, la diversité musicale et la preuve écrite que vous pourrez présenter.

Combien coûte réellement la SACEM en 2026 ?

Le barème 2026, révisé au 1er janvier (à vérifier sur sacem.fr), dépend de votre catégorie d'établissement, de votre surface et de votre activité. Voici deux repères fréquents pour mesurer l'enjeu de la part droits d'auteur SACEM, sachant que la SPRE s'ajoute lorsqu'elle est applicable.

Type d'établissementDroits d'auteur SACEMSPRE (en plus)
Café / restaurant (catégorie n°7)461,50 à 2 395,22 €119,88 à 1 011,16 €
Bar d'ambiance (catégorie n°15)749 à 17 246 € et plus≈ 65 % des droits d'auteur
Repères barème 2026 (HT/an). Montants indicatifs, à vérifier sur sacem.fr selon votre situation.

Sur ces montants, la SACEM applique des réductions : −20 % en cas de déclaration préalable, et jusqu'à −28 % si vous êtes adhérent d'un syndicat partenaire comme l'UMIH ou le GHR. Ces remises restent valables tant que vous diffusez du répertoire SACEM ; elles disparaissent simplement le jour où vous n'avez plus de droits d'auteur SACEM à payer.

Et la SPRE, peut-on l'éviter ?

Non, et c'est essentiel de le comprendre. La SPRE (rémunération équitable) est distincte des droits d'auteur SACEM : elle rémunère les artistes-interprètes et les producteurs d'un enregistrement diffusé en public. Elle obéit à ses propres règles et reste due dès lors qu'elle est applicable à votre établissement.

Autrement dit, passer à une musique hors répertoire SACEM vous permet d'économiser sur la part droits d'auteur, mais ne vous exonère pas de la SPRE quand celle-ci s'applique. Toute promesse d'exonération totale de la SPRE serait trompeuse : LPP Distribution ne la fait jamais. L'économie réelle, concrète et vérifiable, porte sur la part SACEM auteur.

Le bon réflexe

Raisonnez toujours en deux lignes distinctes : la part droits d'auteur SACEM (sur laquelle vous pouvez agir en changeant de musique) et la part SPRE (qui suit ses propres règles et reste due si elle s'applique).

Faut-il résilier son contrat SACEM ?

Il n'y a pas de geste à faire « contre » la SACEM. La démarche est positive et transparente : vous changez la source musicale de votre établissement pour un catalogue hors répertoire SACEM, puis vous mettez à jour votre situation déclarative en conséquence. Tant que la diffusion d'œuvres du répertoire est en cours, la déclaration reste votre obligation.

Comment se déroule le passage à un catalogue hors répertoire

  1. 1Vous estimez votre coût actuel et votre économie potentielle sur la part droits d'auteur SACEM.
  2. 2Vous testez le catalogue LPP lors d'une démo, pour vérifier qu'il couvre vos ambiances et vos horaires.
  3. 3Vous basculez votre diffusion sur un catalogue multi-genres, hors répertoire SACEM, renouvelé chaque mois.
  4. 4Vous recevez une attestation de conformité à conserver et à présenter en cas de contrôle, et vous régularisez votre situation déclarative en toute transparence.

Pourquoi un catalogue hors répertoire change la donne

Un catalogue multi-genres et renouvelé mensuellement évite l'écueil principal de la musique gratuite : la répétition et le manque de qualité. Vous gardez une ambiance professionnelle adaptée à chaque moment de la journée, tout en supprimant la part droits d'auteur SACEM. Le certificat de conformité vous donne, en plus, la sérénité face à un éventuel contrôle.

Côté budget, le tarif LPP est ajusté à votre établissement et présenté lors de la démo : pas de grille opaque, un coût calibré sur votre profil réel d'utilisation.

Récapitulatif : ce que vous pouvez vraiment économiser

Pour résumer sans ambiguïté : vous ne pouvez pas simplement arrêter de payer si vous diffusez du répertoire SACEM. Vous pouvez, en revanche, supprimer la part droits d'auteur SACEM en passant à une musique hors répertoire — domaine public, catalogue libre de droits avec attestation, ou catalogue hors répertoire SACEM avec certificat de conformité comme celui de LPP. Et dans tous les cas, la SPRE reste due lorsqu'elle s'applique. C'est une démarche légale, transparente et documentée, qui réduit durablement votre facture sans vous mettre en risque.

Questions fréquentes

Combien pouvez-vous économiser ?

Estimez en quelques secondes votre redevance SACEM actuelle, ou réservez une démo pour une simulation personnalisée. La SPRE reste due.

Cet article fournit une information générale et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Les barèmes SACEM et SPRE cités sont indicatifs (barème 2026), révisés chaque 1er janvier ; vérifiez les montants à jour sur sacem.fr. Les économies évoquées portent sur la part SACEM uniquement — la rémunération équitable (SPRE) reste due lorsqu'elle est applicable.